Mots-clefs: , , , , ,

By Chloe Rhys

Art Numérique en Nature

PanOramas, Le Parc des Coteaux en biennale. 

 Numérique et nature : deux concepts a priori incompatibles, au vue du teint pâle et jaunâtre remarqué chez le plupart de nos camarades geeks, ce ne sont peut être pas forcément les plus habitués au grand air et randonnées en fôret…

PanOramas est sans aucun doute l’evenement qui mérite que l’on se décolle de nos écrans rétroéclairés le temps d’un week end, pour poser un regard nouvel sur un espace naturel urbain, habité par des installations et performances qui reussissent à tour de rôle à clasher intélligeamment avec l’espace naturel aussi bien qu’à s’y immiscer de façon discrète et complice.

La deuxième édition de la biennale s’est installé dans le parc des Coteaux sur la Rive Droite de l’agglomération bordelaise (en pleine reconversion), les 29 et 30 septembre dernier.

Dans le cadre d’une politique ambitieuse d’aménagement et développement du territoire, la Rive Droite est devenu un véritable incubateur de projets innovants en matière d’urbanisme, de culture, de développement social et numérique.

Amusement s’est donc promené dans les bois durant ces deux jours et une nuit pour vous livrer ses coups de coeur parmi les nombreux projets mixant création contemporaine, arts numériques et loisirs alternatifs, qui ont envahi temporairement le parc des Coteaux.

La biennale trouve son originalité dans son inscription au cœur de cet immense parc urbain de 400 hectares, une vrai fôret de topographie variée, où le dépaysement est total et le sentiment d’être en zone urbain diminue à chaque pas. Autorisé au passage, à la promenade, en libre d’accès de jour comme de nuit durant ces deux jours, PanOramas est une manifestation en plein air, la croisée de différentes disciplines artistiques et techniques – musique, performances, installations et technologies nouvelles qui travaillent à une nouvelle découverte du site.

C’était un défi particulièrment bien réussi par les artistes Mathias Delplanque (Nantes) et Eddie Ladoire (Bordeaux) qui ont créé deux paysages sonores pour deux sites du parc des Coteaux à partir de sons collectés sur place (rires d’enfants, vent, ruissements…)  mais aussi de compositions musicales. Ces parcours sonores sont disponibles gratuitement en téléchargement, via l’application de réalité augmenté Junaio et se lancent  en flashant les différents points d’écoute géolocalisés.

PAUSE est une Expérience tactile et sonore insolite crée par les artistes multimédias Julien Clauss & Lynn Pook. Constituée de cinq hamacs reliés entre eux, où le corps du spectateur devient une structure résonante par l’effet des sons en évolution permanente – en somme, au lieu d’écouter de la musique par nos oreilles, on l’écoute à travers notre corps.

La diffusion du son combine le toucher et l’écoute via l’utilisation d’un réseau de 70 haut-parleurs vibrants, posés directement sur la peau à différents endroits du corps. Allongé et muni de bouchons d’oreilles, des sons électroniques émergent, des vibrations se propagent dans épaules, les hanches, les doigts, l’arrière des genoux pour une expérience sensuelle désorientante et relaxante à la fois.

Bartholomäus Traubeck, jeune artiste Autrichien nous présente Years : un dispositif qui lit les lignes dendro-chronologiques de coupes de troncs d’arbres pour les retranscrire sous forme de solos de piano. Il est composé d’une platine vinyle modifiée à l’aide d’une caméra de Playstation Eye qui lit les variations de teintes, d’épaisseurs et autres imperfections des veines de galettes de bois coupées dans la tranche du tronc, de manière à ce que les sonorités varient en fonction de l’age d’arbre. La machine les interprète et les retranscrit sous forme de notes de piano pour créer des oeuvres musicales aux sonorités inattendus. Une oeuvre qui prend tout son sens lorsqu’il est exposé dans un cadre naturel.

Le dispositif Pelomorphes de l’artiste Bordelais/Berlinois Nicolas Julliard est une installation qui propose un petit pause de rêverie dans cet espace particulier du parc de nuit : des sculptures textiles luminescentes prenant la forme d’énormes peluches munis de centaines de LED qui, la nuit tombée nous éclairent le chemin, et deviennent des figures quelque peu rassurants dans ce parc plongée dans l’obscurité.

Plusieurs installations intéractives et ludiques nous viennent du collectif Parisien d’artistes numériques talenteux, Lab 212 (nous vous les avions déjà fait découvrir à l’occasion de leur projet “Starfield”  ) notamment, pour continuer sur le thème de l’enfance, nous avons expérimenté avec Loup Garou, une installation captant les mouvements du spéctateur via un Kinect, pour le transformer petit à petit  en Loup Garou – projeté sur les rochers du lac sous la pleine lune.

Le collectif à également crée un Miroir lumineux des profondeurs du lac de l’Ermitage, un concept qui utilise le principe du light painting pour mettre en lumière les profondeurs cachées du lac Lab212.

Une autre production du Lab212, en collaboration avec Médias-Cite : MOC, Un paysage imaginaire qui évolue grace aux sifflements des spectateurs. En sifflant dans un micro, un arbre pousse : sa forme évolue en temps réel en fonction de la sonorité produite (tonalité, rythme, changement de note). À chaque silence, l’arbre arrête sa croissance. Au son de la voix, des animaux fantastiques surgissent aléatoirement dans le décor réalisé. A couper le souffle.

On a déjà hâte de la prochaine édition de PanOramas, qui se déroulera en automne 2014.

En attendant, pour en savoir plus sur cette manifestation innovante,  et pour découvrir toute la programmation de l’édition 2012c’est ici. 

*Merci à l’agence Léa et Irina de nous avoir fait découvrir cet évènement.

Mots-clefs: , , , , ,

By Chloe Rhys

Art Numérique en Nature

PanOramas, Le Parc des Coteaux en biennale. 

 Numérique et nature : deux concepts a priori incompatibles, au vue du teint pâle et jaunâtre remarqué chez le plupart de nos camarades geeks, ce ne sont peut être pas forcément les plus habitués au grand air et randonnées en fôret…

PanOramas est sans aucun doute l’evenement qui mérite que l’on se décolle de nos écrans rétroéclairés le temps d’un week end, pour poser un regard nouvel sur un espace naturel urbain, habité par des installations et performances qui reussissent à tour de rôle à clasher intélligeamment avec l’espace naturel aussi bien qu’à s’y immiscer de façon discrète et complice.

La deuxième édition de la biennale s’est installé dans le parc des Coteaux sur la Rive Droite de l’agglomération bordelaise (en pleine reconversion), les 29 et 30 septembre dernier.

Dans le cadre d’une politique ambitieuse d’aménagement et développement du territoire, la Rive Droite est devenu un véritable incubateur de projets innovants en matière d’urbanisme, de culture, de développement social et numérique.

Amusement s’est donc promené dans les bois durant ces deux jours et une nuit pour vous livrer ses coups de coeur parmi les nombreux projets mixant création contemporaine, arts numériques et loisirs alternatifs, qui ont envahi temporairement le parc des Coteaux.

La biennale trouve son originalité dans son inscription au cœur de cet immense parc urbain de 400 hectares, une vrai fôret de topographie variée, où le dépaysement est total et le sentiment d’être en zone urbain diminue à chaque pas. Autorisé au passage, à la promenade, en libre d’accès de jour comme de nuit durant ces deux jours, PanOramas est une manifestation en plein air, la croisée de différentes disciplines artistiques et techniques – musique, performances, installations et technologies nouvelles qui travaillent à une nouvelle découverte du site.

C’était un défi particulièrment bien réussi par les artistes Mathias Delplanque (Nantes) et Eddie Ladoire (Bordeaux) qui ont créé deux paysages sonores pour deux sites du parc des Coteaux à partir de sons collectés sur place (rires d’enfants, vent, ruissements…)  mais aussi de compositions musicales. Ces parcours sonores sont disponibles gratuitement en téléchargement, via l’application de réalité augmenté Junaio et se lancent  en flashant les différents points d’écoute géolocalisés.

PAUSE est une Expérience tactile et sonore insolite crée par les artistes multimédias Julien Clauss & Lynn Pook. Constituée de cinq hamacs reliés entre eux, où le corps du spectateur devient une structure résonante par l’effet des sons en évolution permanente – en somme, au lieu d’écouter de la musique par nos oreilles, on l’écoute à travers notre corps.

La diffusion du son combine le toucher et l’écoute via l’utilisation d’un réseau de 70 haut-parleurs vibrants, posés directement sur la peau à différents endroits du corps. Allongé et muni de bouchons d’oreilles, des sons électroniques émergent, des vibrations se propagent dans épaules, les hanches, les doigts, l’arrière des genoux pour une expérience sensuelle désorientante et relaxante à la fois.

Bartholomäus Traubeck, jeune artiste Autrichien nous présente Years : un dispositif qui lit les lignes dendro-chronologiques de coupes de troncs d’arbres pour les retranscrire sous forme de solos de piano. Il est composé d’une platine vinyle modifiée à l’aide d’une caméra de Playstation Eye qui lit les variations de teintes, d’épaisseurs et autres imperfections des veines de galettes de bois coupées dans la tranche du tronc, de manière à ce que les sonorités varient en fonction de l’age d’arbre. La machine les interprète et les retranscrit sous forme de notes de piano pour créer des oeuvres musicales aux sonorités inattendus. Une oeuvre qui prend tout son sens lorsqu’il est exposé dans un cadre naturel.

Le dispositif Pelomorphes de l’artiste Bordelais/Berlinois Nicolas Julliard est une installation qui propose un petit pause de rêverie dans cet espace particulier du parc de nuit : des sculptures textiles luminescentes prenant la forme d’énormes peluches munis de centaines de LED qui, la nuit tombée nous éclairent le chemin, et deviennent des figures quelque peu rassurants dans ce parc plongée dans l’obscurité.

Plusieurs installations intéractives et ludiques nous viennent du collectif Parisien d’artistes numériques talenteux, Lab 212 (nous vous les avions déjà fait découvrir à l’occasion de leur projet “Starfield”  ) notamment, pour continuer sur le thème de l’enfance, nous avons expérimenté avec Loup Garou, une installation captant les mouvements du spéctateur via un Kinect, pour le transformer petit à petit  en Loup Garou – projeté sur les rochers du lac sous la pleine lune.

Le collectif à également crée un Miroir lumineux des profondeurs du lac de l’Ermitage, un concept qui utilise le principe du light painting pour mettre en lumière les profondeurs cachées du lac Lab212.

Une autre production du Lab212, en collaboration avec Médias-Cite : MOC, Un paysage imaginaire qui évolue grace aux sifflements des spectateurs. En sifflant dans un micro, un arbre pousse : sa forme évolue en temps réel en fonction de la sonorité produite (tonalité, rythme, changement de note). À chaque silence, l’arbre arrête sa croissance. Au son de la voix, des animaux fantastiques surgissent aléatoirement dans le décor réalisé. A couper le souffle.

On a déjà hâte de la prochaine édition de PanOramas, qui se déroulera en automne 2014.

En attendant, pour en savoir plus sur cette manifestation innovante,  et pour découvrir toute la programmation de l’édition 2012c’est ici. 

*Merci à l’agence Léa et Irina de nous avoir fait découvrir cet évènement.

Commentaires

  • No comments yet - be the first.

Laisser un commentaire