Par Samy Zakari
« Quand je serai grand, je serai un Jedi ». Pourquoi pas, il y a pire comme choix de carrière. Mais concrètement, c’est quoi la vie quotidienne d’un praticien de la Force ? Et si je penchais vers le côté obscur ? Et si j’étais persuadé que ma copine était une Sith ? Vivre sa propre histoire de la Guerre des Étoiles, c’est exactement ce que propose depuis le 20 décembre Star Wars : The Old Republic, le jeu on-line massivement multijoueur le plus ambitieux depuis World of Warcraft. Entre mission spatiales et revente à la sauvette, nous avons attrapé au vol Emmanuel Lusinchi, contrebandier de la planète Bioware, maison mère du jeu, pour nous aider à choisir notre personnage. Faut-il pencher du côté obscur de la Force ?
Bonjour Emmanuel !
Salut. Je vous préviens, depuis que je vis à Austin, je parle franglais.
Pas de souci on est bilingue, tout va bien. Par contre, votre titre, Associate Lead Designer chez Bioware, on a un peu de mal à traduire…
Dans une équipe de développement, le Lead Designer est le poste le plus élevé, c’est lui qui décide et mène la barque. Les meilleurs jeux Bioware ont un point commun : ils ont le même lead-designer, James Olen. Il est également Game Director, ce qui fait qu’il supervise énormément d’éléments dans le jeu, mais garde le titre honorifique de lead designer. Moi, je suis son bras droit. En gros, j’ai toutes les responsabilités, sans la gloire. Aujourd’hui, mon boulot est surtout de m’occuper des éventuels problèmes, ce qui conduit par exemple à former rapidement des équipes ad-hoc pour les résoudre. Je dois aussi m’occuper des retours des joueurs et travailler à l’amélioration de leur expérience. Dans ce cas, je vois si je peux intégrer leurs remarques à l’emploi du temps des programmeurs, voire corriger moi-même quelques problèmes, vu que j’ai aussi quelques compétences.
Ça fait plusieurs années que j’ai un exemplaire de World of Warcraft qui traîne chez moi. Je n’ai jamais osé le déballer. Qu’est ce qui peut pousser un newbie à jouer à Star Wars – The Old Republic ?
Trois choses. D’abord, la pression sociale ! Vous savez, les potes qui vous diront « il faut absolument que t’essaies ça ! ». En marketing, on n’a jamais fait mieux que le bouche à oreille. Suite à la bêta massive qui a réuni 750 000 joueurs, les pré-commandes ont explosé, ce qui nous a vraiment fait plaisir. Ensuite, si vous aimez la Guerre des Étoiles, c’est une occasion jusque là inédite de découvrir des aspects que vous avez toujours voulu connaître, en particulier ce qu’est la vie d’un Jedi au quotidien. Là, vous avez tout : depuis l’académie où l’on apprends la Force et comment assembler son premier sable laser, jusqu’au moment où vous obtenez le titre de chevalier et êtes envoyés à travers la galaxie. Il n’y a pas d’autres moyens de découvrir ces aspects de manière aussi approfondie. L’histoire peut également se vivre du point de vue d’un soldat de la République ou d’un contrebandier : que se passe-t-il lorsque l’on se situe un peu entre deux camps ou que l’on ne respecte pas les lois à la lettre ? Et puis, tout simplement, c’est le plus grand jeu jamais développé par Bioware.
Allez, je ne garantis rien, mais je vais essayer de m’y mettre, promis ! Vous me conseillez quel camp pour commencer : chevalier Jedi, seigneur Sith ou soldat de la République ?
Je choisirais plutôt un non-Jedi en fait. Parce qu’ils n’ont pas le pouvoir de la Force. J’aime le soldat, car on découvre à travers lui un autre aspect de la vie dans la République : il doit subir une hiérarchie, obéir à ses supérieurs et à plusieurs règles. C’est un aspect que je trouve intéressant. Mais quand j’étais petit, mon héros, c’était Han Solo. J’adorais son attitude, mais surtout son vaisseau spatial. C’est la liberté ultime, il peut changer de planète, il n’a pas de patron, il fait ce qu’il veut. Donc je choisis le contrebandier, définitivement !
Star Wars – The Old Republic est disponible depuis le 20 décembre.

Commentaires
Pas de commentaires - soyez le premier.